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Video game

ce que le terme recouvre vraiment

Ce que désigne exactement le terme anglais, pourquoi le vocabulaire du secteur est resté anglophone, ses équivalents français officiels et les repères pour s’y retrouver.

Manette de jeu noire posée sur un bureau, devant un écran allumé dans une pièce éclairée en couleurs.
Réponse rapide

« Video game » se traduit par jeu vidéo : un logiciel de divertissement dans lequel une action du joueur produit une réponse immédiate à l’écran, avec des règles et un objectif. Le vocabulaire du secteur est resté largement anglais parce que l’industrie s’est structurée en anglais, mais la France a publié en 2022 des équivalents officiels : jeu vidéo en nuage pour cloud gaming, jeu vidéo de compétition pour esport, joueur-animateur en direct pour streamer. Ces formes s’imposent à l’administration, pas à l’usage courant.

  • La définition : interaction, règles, retour visuel immédiat.
  • Le support ne compte pas : console, ordinateur, téléphone ou serveur distant.
  • Les équivalents officiels : publiés au Journal officiel du 29 mai 2022.
  • Leur portée : obligatoires dans l’administration, facultatifs ailleurs.

Ce que le terme désigne exactement

Un video game, en français un jeu vidéo, est un logiciel de divertissement dans lequel une action du joueur produit une réponse immédiate à l’écran. Trois éléments suffisent à le caractériser : une interaction, des règles, et un retour visuel qui rend cette interaction lisible.

Ce sont ces critères qui tracent la frontière, et non la machine. Une application qui affiche des images animées sans que rien de ce que vous faites n’ait d’effet reste une animation, pas un jeu. À l’inverse, un titre exécuté sur un serveur distant et affiché sur un téléviseur reste pleinement un jeu vidéo.

Le terme anglais s’écrit en deux mots, video game, parfois avec un trait d’union dans les textes anciens. En français, l’usage courant et les textes officiels retiennent jeu vidéo, au pluriel jeux vidéo — le mot vidéo reste invariable, puisqu’il fonctionne comme un complément.

Pourquoi l’anglais s’est imposé dans ce vocabulaire

Les premières bornes de salle et les premières consoles domestiques sont apparues dans les années 1970, dans un marché anglophone. Le vocabulaire s’est fixé là, avant qu’aucun équivalent français n’ait eu le temps de s’installer.

Le mouvement s’est prolongé pour une raison plus structurelle : la production s’est mondialisée et l’anglais est devenu la langue de travail commune des studios, des éditeurs et des plateformes. Documentation technique, outils de développement, échanges entre équipes de pays différents : les mots suivent le circuit de production, pas les frontières. L’aéronautique et l’informatique d’entreprise ont connu le même sort, pour les mêmes raisons.

Les mots anglais qu’on croise partout, et leur équivalent officiel

La France a publié une liste d’équivalents français pour ces termes. Elle est parue au Journal officiel du 29 mai 2022, sur proposition de la commission d’enrichissement de la langue française.

Terme anglais courant Équivalent français publié
Cloud gaming Jeu vidéo en nuage
Esport Jeu vidéo de compétition
Pro gamer Joueur professionnel
Streamer Joueur-animateur en direct
Free-to-play Jeu en accès gratuit
DLC, downloadable content Contenu téléchargeable additionnel
Season pass Passe saisonnier
Game as a service Jeu vidéo à la demande
Rigging Squelettage

Ce que dit la liste officielle

Certaines de ces formules décrivent la réalité mieux que le terme anglais. Le jeu vidéo en nuage dit exactement ce qui se passe : le titre est exécuté sur un serveur distant, la machine locale se contentant d’afficher l’image et de transmettre les commandes. Le joueur-animateur en direct désigne assez justement un métier qui consiste à jouer et à commenter en même temps, devant une audience.

Le jeu en accès gratuit a l’avantage de ne rien préjuger du modèle économique : un jeu gratuit à l’entrée reste très souvent payant à l’usage. Le squelettage, enfin, relève du vocabulaire de production — c’est l’opération qui consiste à doter un modèle en trois dimensions d’un squelette articulé, préalable à toute animation.

Ce que cela change dans les faits

Peu de choses, et c’est le point que les articles reprenant la liste oublient de préciser. Une publication au Journal officiel s’impose aux services de l’État et à leurs documents : administrations, textes réglementaires, communications publiques. Elle ne s’impose ni aux journalistes, ni aux entreprises, ni aux joueurs.

Dans l’usage, esport et cloud gaming continuent donc de circuler, y compris dans la presse spécialisée. Connaître les équivalents reste utile pour lire un texte officiel, un appel à projets ou un document scolaire, où ce sont ces formes-là qui apparaîtront.

Les grandes familles de jeux

Les genres ne forment pas une classification officielle. Ce sont des repères d’usage, nés de la pratique, et leurs frontières bougent : un même titre relève souvent de deux ou trois familles à la fois.

Réflexes

Action, plateforme et tir

Le joueur y est jugé sur sa précision et son timing. La progression tient à la maîtrise du déplacement et de la visée, souvent dans des niveaux à franchir les uns après les autres.

Récit

Aventure et jeu de rôle

L’histoire et les choix passent devant l’adresse. Le personnage évolue au fil des heures, par l’équipement, les compétences ou les relations nouées avec les autres protagonistes.

Décision

Stratégie, gestion, simulation

Il s’agit d’arbitrer avec des ressources limitées, en temps réel ou au tour par tour, et de faire tourner un système : une armée, une ville, une exploitation, un appareil.

Discipline

Sport et course

Une pratique existante est transposée, avec ses règles et parfois ses licences officielles. Le curseur va de la conduite arcade à la simulation exigeante, sur le même thème.

Logique

Réflexion et puzzle

Un problème est posé, le joueur cherche la règle qui le résout. Les parties sont courtes, la difficulté vient de la compréhension du système plus que de l’exécution.

Collectif

Jeux en ligne persistants

Le monde continue d’exister sans vous et se peuple d’autres joueurs. La progression s’étale sur des mois, alimentée par des mises à jour régulières.

Ces étiquettes servent surtout à situer un titre avant d’y toucher. Les boutiques et les catalogues d’abonnement s’en servent comme filtres de navigation, ce qui explique qu’un même jeu apparaisse sous plusieurs entrées.

Jeu vidéo, jeu tout court

ce que le terme ne recouvre pas

Un jeu de société, un jeu de cartes ou un jeu de rôle sur table ne sont pas des jeux vidéo, même quand ils en partagent les mécaniques et même quand ils en tirent une adaptation numérique. Le critère reste l’exécution par un logiciel qui répond aux actions du joueur.

Les jeux d’argent en ligne, machines à sous et paris, sortent également du cadre malgré leur habillage numérique : l’enjeu financier y remplace l’objectif ludique, et ils relèvent de réglementations spécifiques, variables d’un pays à l’autre. La frontière se brouille toutefois lorsqu’un jeu vidéo intègre des achats à contenu aléatoire, où l’on paie sans savoir ce que l’on obtient. Ces mécaniques font l’objet de débats réglementaires en cours dans plusieurs pays, avec des réponses qui diffèrent selon les législations.

Reste une confusion d’un autre ordre. Une recherche sur ces deux mots ramène régulièrement une chanson parue en 2011 et intitulée « Video Games », sans aucun rapport avec le média. Le titre a marqué, il capte une partie du trafic, et beaucoup de gens arrivent là en cherchant tout autre chose.

Qui fabrique un jeu et comment il arrive au joueur

Le studio de développement conçoit et fabrique le jeu : équipe de programmation, direction artistique, game design, son. Il peut compter quelques personnes ou plusieurs centaines. L’éditeur finance, coordonne, décide du calendrier et prend en charge la commercialisation ; il possède souvent le studio, mais pas toujours.

La plateforme de distribution met ensuite le jeu à disposition et prélève une part sur chaque vente : boutique en ligne de console, magasin PC, boutique d’applications mobiles. S’ajoute une quatrième couche, plus récente, l’abonnement, qui donne accès à un catalogue tournant plutôt qu’à un titre acheté. Le jeu y reste disponible tant qu’il figure au catalogue, ce qui n’est pas la même chose que le posséder.

Pourquoi cette distinction compte

Un studio qui ferme, un éditeur qui repousse une sortie et une plateforme qui modifie sa commission ne sont pas le même événement, et n’ont pas les mêmes conséquences pour le joueur. Savoir qui fait quoi suffit à lire correctement la plupart des nouvelles du secteur.

Se repérer quand on lit l’actualité du secteur

Une date de sortie annoncée à plus d’un an reste une intention. Les fenêtres exprimées en trimestre, en saison ou en année sont d’ailleurs le signe qu’aucune date ferme n’est arrêtée ; les reports sont fréquents et n’équivalent pas à une annulation.

Une bande-annonce ne montre pas toujours du jeu réel. Les mentions à chercher figurent le plus souvent en petits caractères au début ou à la fin de la séquence : indication qu’il s’agit d’images de jeu, plateforme sur laquelle l’enregistrement a été réalisé, précision que le contenu montré ne représente pas le produit final. Leur absence n’est pas anodine : sans elles, l’extrait peut relever de la cinématique ou de la démonstration technique, produite dans des conditions qui ne seront pas celles de votre machine.

Enfin, la distinction entre production à gros budget et production indépendante n’est pas une échelle de qualité. Elle indique un mode de financement, une taille d’équipe et une prise de risque, rien de plus.

Deux mots anglais, une définition simple, et derrière, un secteur qui a fabriqué son vocabulaire avant qu’on ait songé à le traduire. Le lexique officiel existe désormais : reste à voir lequel, de l’usage ou du texte, aura le dernier mot.

Que veut dire « video game » en français ?

Jeu vidéo, tout simplement. La traduction est directe et l’expression française est fixée depuis longtemps. Une seule subtilité à l’écrit : au pluriel, on écrit des jeux vidéo, sans s à vidéo. Le mot fonctionne ici comme un complément — des jeux de vidéo — et reste donc invariable, une règle que les correcteurs automatiques ne respectent pas toujours.

Qu’est-ce qui fait qu’un logiciel est un jeu vidéo ?

Trois éléments réunis : une interaction du joueur, des règles qui encadrent cette interaction, et un retour visuel immédiat à l’écran. Si l’un manque, on sort du cadre. Une vidéo interactive sans objectif n’est pas un jeu ; un plateau numérisé sans règle appliquée par le logiciel non plus. Le support, lui, n’entre pas dans la définition : console, ordinateur, téléphone ou serveur distant, le terme reste valable.

Faut-il dire esport ou jeu vidéo de compétition ?

Les deux sont corrects, mais ils n’ont pas le même statut. Jeu vidéo de compétition est l’équivalent français publié au Journal officiel en 2022 : c’est la forme attendue dans les documents de l’administration et des services de l’État. Esport reste largement majoritaire dans la presse, chez les organisateurs et chez les joueurs, et rien n’oblige un particulier ou une entreprise à l’abandonner.

Quelle différence entre un studio et un éditeur ?

Le studio fabrique le jeu : programmation, direction artistique, game design, son. L’éditeur finance le projet, fixe le calendrier et s’occupe de la commercialisation. Un même groupe possède souvent les deux, mais ce sont des rôles distincts, et c’est l’éditeur qui décide généralement d’une date de sortie ou d’un report. La plateforme de distribution, elle, n’intervient qu’à la fin de la chaîne : elle met le jeu à disposition et prélève une part sur chaque vente.

Pourquoi cette recherche renvoie-t-elle aussi vers une chanson ?

Parce qu’un titre musical paru en 2011 porte exactement ce nom, « Video Games », et qu’il a suffisamment marqué pour occuper durablement les résultats de recherche. Le morceau n’a aucun rapport avec le média : les deux mots y servent d’image dans une chanson d’amour. C’est une homonymie classique, comparable à celle qui touche des titres de films reprenant un mot du quotidien.